Visite du jardin

Le jardin d’agrément s’étend devant la façade principale dont l’austérité est adoucie par des rosiers grimpants Mermaid, encadrés de glycines.

Le dessin du jardin apporte une réponse à la dissymétrie de la façade, tout en ménageant la lecture d’un jardin régulier depuis les fenêtres du logis. Ce jardin, situé au Sud-Est, clos de murs sur ses deux côtés, est fermé par une charmille haute, percée de trois baies encadrées de piliers de verdure. La vue se prolonge ainsi depuis les trois allées du jardin jusqu’au coteau situé en face. Trois banquettes de santolines, taillées en forme de clou, annoncent huit carrés naturalistes entourant un bassin central et délimités par de larges allées engazonnées.

Sur les côtés, deux allées de marronniers conduisent le promeneur vers des bancs de pierre. Une longue plate-bande, coupée en deux par une fontaine, s’adosse au muret parallèle à la rivière. En contrepoint à la rigueur générale de ce jardin, un enchevêtrement d’arbustes à fleurs, de plantes vivaces et annuelles apporte une note colorée et odorante tout au long de l’année.

Le jardin potager est situé au bord de la rivière en contrebas du jardin d’agrément. On y accède par deux plans inclinés engazonnés qui recouvrent un nymphée. Il reprend l’emplacement de l’ancien bas-jardin pour regrouper les plantes potagères, le jardin bouquetier et quelques variétés de légumes anciens. Huit carrés ponctués de topiaires sont répartis de part et d’autre d’un fil d’eau.

Les berges de la Smagne ont été redessinées en 2002 lors de la création du  nymphée, réalisé  dans l’esprit des jardins de la renaissance. Il est constitué de voûtes de pierres brutes et de trois niches distribuant une lumière zénithale. La niche centrale, recouverte de pierres fossiles trouvées localement, abrite une fontaine qui alimente un ancien vivier bordant la rivière. Les pierres du porche d’entrée proviennent d’une chapelle romane du XIè siècle démolie dans la région.

Le jardin fruitier occupe l’ancien affiage des cerisiers et s’organise autour d’un grand carré de rosiers, lavandes, valérianes blanches, verveines de Buenos-Aires et gauras. Pommiers, cerisiers, poiriers, pruniers, pêchers, abricotiers, amandiers, figuiers, cognassiers et plaqueminier sont encadrés de barrières de rosiers. Des variétés anciennes de fruits à pépins proviennent du verger conservatoire de Pétré à Sainte Gemme la Plaine.

Le jardin de simples, composé de trois petits jardins de plantes aromatiques, plantes médicinales et fleurs médicinales, est situé pour la commodité tout près de la cuisine.

La pergola a été construite en perches d’acacia  provenant du bois. Une salle verte est le point de départ d’une tonnelle qui conduit jusqu’au bois tout en prolongeant l’axe de circulation intérieur du logis. Couverte de vignes, rosiers et clématites, elle apporte l’ombrage nécessité par le grand soleil vendéen.

Le bois  a été réaménagé après la tempête de 1999, selon le modèle du bois clos d’un logis poitevin, inchangé depuis le XVIIè siècle.

Le bois est encadré de charmilles. Son entrée principale est marquée par deux piliers de pierre qui apportent une réponse aux piliers du grand jardin qui leur font face. Les parcelles d’acacias les plus atteintes par la tempête de 1999 sont progressivement remplacées par des clos en « fruitière » composés notamment de châtaigniers, noyers,  noisetiers et de bois d’œuvre. Les allées de chênes soulignées de charmilles qui quadrillent le bois ont été reconstituées d’après le plan napoléonien. Elles étaient une invitation à la promenade. Des supports de bancs en pierre ont d’ailleurs été retrouvés dans l’allée principale puis réutilisés dans le grand  jardin.

L’orangerie a été installée dans une ancienne grange extérieure qui bénéfice d’une bonne exposition Sud-Est.  Elle abrite l’hiver les caisses à orangers et citronniers du jardin d’agrément, les cactées et les plantes gélives.

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